Cela
fait .... autour de la ville de Soissons.
Le Haricot de Soissons est cultivé dans l'Aisne
depuis le milieu du XVIIIème siècle. Depuis
1824, sa zone de culture s'étend du village de
Billy jusqu'à Braine. Il est connu qu¹à cette époque,
la coltora promiscua est pratiquée : " Les
vignerons associent la culture du haricot à celle
de la vigne en plaçant des touffes partout où le
moindre vide se fait sentir dans le vignoble ".
Ainsi, au cours du 20ème siècle,
la zone de production se déplace d'abord au nord,
où la
vigne recule face à la concurrence des vins du
midi, avant de se développer dans le canton de
Craonne et plus précisément dans la vallée de l'Ailette.
En 2003, sous l¹influence des quelques
producteurs cultivant encore le Haricot de Soissons,
de la chambre
d¹agriculture de l¹Aisne, de la confrérie
du Haricot de Soissons, de la ville de Soissons et avec
le soutien du Conseil régional de Picardie, des
fonds européens et du conseil général
de l'Aisne, 38 nouveaux producteurs se relancent dans
la culture. Une
grande aventure commence.
Confrérie du Haricot
de Soissons :
Elle est née de la volonté d¹un groupe
de Soissonnais de maintenir les traditions culinaires,
populaires et linguistiques locales.
Mission : Défendre, Développer et conserver
les traditions culinaires de Soissons et plus généralement
de l¹Aisne.
Un
Haricot de légende !
Rue de la Buerie : (Origine de la
légende du
haricot de Soissons).
Pendant la guerre de Cent ans, alors que la peste ravage
la contrée. Les Soissonais survivants s¹enfuient,
emportant avec eux leurs récoltes. Pendant la
fuite, beaucoup perdent des graines.
A leur retour, que ne trouvent-ils pas ?
Un champ couvert de fèves. L¹humidité des
berges du canal de la crise favorise une exceptionnelle
récolte qui permit de nourrir sans peine toute
la population.
Ce haricot devenu célèbre est depuis lors
dit "de Soissons".
La
légende du guetteur de la cathédrale.
A la fin du XIX ème siècle, un guetteur
nommé "Le Paon" ne quittait pas le
haut de la tour de la cathédrale, d'où il
surveillait la ville et les incendies. Fatigué de
l'aridité de sa plate-forme de pierre, il
décida de l'égayer en semant des Haricots
de Soissons dans
des caisses disposées
le long des garde-fous. Ses plantations volubiles s'accrochèrent à la
rampe et couronnèrent la tour d¹une verdure étonnante.
"C'est du vrai Soissons " disait-il à ses
visiteurs en ajoutant :
"Dieu créa la fleur et lui dit : sois rose ! Il
créa le haricot et lui dit : Sois Son et vas
en paix ! "
|